17.03.2009
Quels CRMs pour 2009 ?
Par D. GOTCHAC
« Quel CRM pour 2009 ? »
De conférences en colloques, de sites WEB en déjeuners, combien de fois, ces dernières semaines, n’ai-je pas entendu poser cette question ? Elle n’est pas innocente, cette question. On ne se demande pas « quel CRM pour 2009 ? » comme on se demandait « Quel CRM pour 2008 ? ». Il y a du « non-dit », de l’anxiété, du tabou, de la « business superstition ».
Il faut au contraire, le dire, le dire vraiment, cette question n’est que la formulation timide de : « quel CRM en temps de crise ? » ou « quel CRM anti-récession ? ». Car c’est bien là le fond du problème, cette crise, par son ampleur confronte nos entreprises à une situation nouvelle – et inconnue – qui demande agilité et réactivité. Il faut pouvoir s’adapter et s’adapter vite. S’adapter, certes, mais concrètement, que faire ?
Alors, « Quel CRM pour 2009 ? »
Telle qu’elle est formulée, il serait bien ambitieux d’espérer trouver une réponse sensée à cette question. En revanche, si nous acceptons de lui ajouter un pluriel, elle gagnera en humilité et le challenge devient possible : « Quels CRMs pour 2009 ? ». Jouer les Oracles (pas l’éditeur, l’hellène) est toujours un jeu dangereux – surtout sur Internet où les écrits perdurent en général bien plus longtemps qu’on ne le souhaiterait – mais il ne faut pas esquiver et nous allons ici, dans les semaines qui viennent, publier une série d’articles ayant pour objectif d’apporter des réponses concrètes et efficaces, de rapporter des expériences probantes, de décrire des mécanismes gagnants.
De même qu’une organisation répond toujours à un besoin spécifique, un CRM efficace répond à chaque fois à une problématique particulière. Il dépend du contexte de l’entreprise, de ses ambitions et du marché. Il doit prendre en compte tous les facteurs de l’entreprise, endogènes et exogènes.
Les réponses que nous apporterons ne seront pas universelles. Qu’importe. Il faudra piocher ici ou là, jeter beaucoup et garder peu, adapter et adapter encore. Elles n’apporteront sûrement qu’un tas de petits cailloux à l’édifice de la Relation Client dont nous sommes les témoins depuis longtemps. Mais après tout, le petit Poucet s’en est bien tiré ainsi. N'est-ce pas ?
Prochain article :
Comment lutter contre la baisse du niveau de lead ?
Et pour ceux que le débat intéresse, je vous renvoie vers le blog du CERCLE – Communauté d’Echanges sur la Relation Client -, association dont la vocation est de partager nos expériences en matière de CRM :
09:03 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crm, 2009, crise, expérience
23.12.2008
Les “portes de prison de l’année”
Par D. GOTCHAC
Chaque roi avait son bouffon, chaque cérémonie a son double parodique. Aux "7 d'or" de la télévision sont opposés les "Gérard d'or" qui récompensent chaque année le pire de ce que l'on peut voir sur le petit écran.
Pour ce qui est de la musique, les "défaites de la musique" récompensent en particulier le :
- Plus mauvais acteur qui veut absolument devenir chanteur
- Pire groupe de fils a papa rebelles avec des mèches et du gel
- Plus mauvais gangsta céfran
- Plus mauvais clip avec des meufs en maillot dans une piscine, sur une plage ou en train de laver une voiture
Pour ce qui concerne le CRM, nombreuses sont les cérémonies qui mettent en avant les principales réussites de l'année : Les casques d'or, le prix du manager commercial de l'année et plus récemment le service client de l'année.
Le poil à gratter étant bien plus propice aux salutaires remises en cause qu'une béate auto-satisfaction, je suggère de créer le contrepoint de ces trophés et, puisque la sagesse populaire dit "aimable comme une porte de prison", je propose donc de créer les "portes de prison de l'année" qui récompenseraient le pire de ce que nous ont réservé les entreprises chaque année en matière de Relation Client.
Et je joint le geste à la parole en proposant tout de suite la nomination de la société PROMEDIF à "la porte de prison de l'imagination commerciale". Extrait :
Acte I.
12 novembre : demande de devis effectuée sur le site
Acte II.
18 novembre : sans réponse, relance du fournisseur

Acte III.
19 novembre : "circulez y'a rien à voir"

En ces périodes où la demande se contracte, on imagine qu'il nous faudra faire plus d'efforts, être plus professionnel, travailler mieux (et parfois plus) pour maintenir l'activité. On imagine une plus grande combativité des commerciaux, une pugnacité à vaincre la concurrence, une opiniatreté à relancer le client, une ténacité à défendre ses marges, une féconde imaginativité à proposer d'autres offres. Pensez-donc ?
En ces temps de crise me revient alors une image et un son que je dédicace à toute l'équipe de PROMEDIF. Crisis ? What crisis ?

Et bonnes fêtes de fin d'année à tous !
11:05 Publié dans Tribune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : devis, fournisseur, crise
18.12.2008
Eviter les rochers en 2009 !
Par D. GOTCHAC
Alors que de gros nuages noirs s'amoncellent au-dessus de l'horizon économique et que les prévisions météo 2009 sont plutôt "avis de grand frais, vent force 9 à 10, mer forte, localement agitée", les skippers prudents réduisent la voilure sans trop savoir finalement si ce sera trop ou pas assez. Il faudra être sur le pont en permanence et impossible d'activer le pilote automatique. Une chose est sûre, à quelques jours du départ de cette nouvelle course au large, des super tanker aux frêles esquifs, la traversée sera tourmentée. Les chavirements seront nombreux.
D'abord il ne faudra plus que modérément compter sur les banques, bateaux de ravitaillement qui ont déjà bien du mal à se ravitailler eux-même ...
Ensuite le vent des difficultés fera des dégâts dans nos voiles, la houle maltraitera les coques. On ne cherchera plus tant la vitesse que la résistance aux éléments. Moins d'investissements, des actions directement rentables.
Enfin, nous ne sommes pas embarqués pour une régate sur le lac, la traversée sera longue et il faudra tenir, ne pas casser, ne pas trop solliciter les organismes et le matériel, prévoir en permanence des solutions de repli.
Positivons.
Cela va permettre de jauger de la solidité des embarcations - notons au passage que cela n'a rien à voir avec leur taille - des capacités des équipages, de la performance des outils de navigation et de communication et surtout, de l'organisation de l'équipage.
Agilité, réactivité, économie, robustesse, voilà bien des mots qui, des 40e rugissants à nos contrées d'ordinaire plus clémentes, épousent les nouveaux contours du CRM cuvée 2009.
Il va falloir être plus productif, ne laisser perdre aucune opportunité d'affaire et communiquer mieux (et non pas "plus"). Nous devrons délaisser la surface des choses, agitée et trompeuse, pour aller au fond, tracer notre voie sans céder aux chants de perfides sirènes.
Alors, avant d'entrer dans le mauvais temps, il ne serait pas raisonnable de ne pas avoir une base cartographique à jour (BI), un système de guidage doté de de fonctions d'optimisation de la route (scoring client), un équipage entrainé et agissant de concert (force de vente), un radar précis (WEB), un radeau de survie (marketing), un système de communication efficace (call center) et du matériel de réparation en quantité (service client).
En route donc vers les magasins d'accastillage car, en économie comme en voile, la régate se gagne ou se perd souvent avant même que ne retentisse le signal du départ.
Bon vent à tous et une pensée pour Bernard Stamm échoué aux Kerguelen...
00:23 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, banque, économie, météo





